vivre sur un voilier: plus qu'un rêve... (2)
Vivre sur un voilier: plus qu'un rêve. . .
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20 juin : enfin, ça y est ! Le rendez-vous est pris pour 7h00, port de Nice afin d’emmener le bateau au chantier naval de Saint Laurent du Var.
20 juin : enfin, ça y est ! Le rendez-vous est pris pour 7h00, port de Nice afin d’emmener le bateau au chantier naval de Saint Laurent du Var.
6h45 : nous y sommes, et le propriétaire est là depuis un certain temps : il a déjà sorti les matelas dans le cockpit. On ne traine pas, autant ne pas perdre de temps. Mag viendra avec nous, et la femme du propriétaire ira en voiture afin de la ramener pour aller travailler. Le Dr se met à la barre et commence à diriger la manœuvre : c’est le début du sketch. Plus que de ne pas savoir diriger son bateau, il ne se rend pas compte qu’il na pas passé de vitesse, fait fumer le moteur et n’a aucune notion si les vannes de refroidissement sont ouvertes ou non. Retour au point de départ, et après quelques mises au point sous tension, je me mets à la barre pour diriger les choses. Nous voilà enfin partis, avec déjà une demi-heure de retard. Nous en perdrons une autre en attendant la fin des mouvements des gros ferries.
Nous n’avons plus le loisir de la ballade : c’est donc au plus court que je tracerai le trajet, malgré le roulis inconfortable. Pendant ce temps, le Dr est dans la cabine à essayer de caler tout ce qui se promène : toujours au quai, rien n’est prévu pour aller à la mer. A un moment, je le rejoins pour récupérer mes lunettes, et jeter un œil aux instruments ; je n’en aurais pas le temps. Une porte du compartiment moteur n’était pas fermée et de la fumée avait envahi tout le carré ; ajoutée au roulis, en dix secondes, j’avais mal au cœur. Je ressors donc, le front plein de sueur, avec l’envie de nourrir les poissons avec mon petit-déjeuner du matin. Pendant ce temps, Magali restait fièrement à la barre, nous menant le long de la Baie des Anges.
10h : on arrive à l’heure pile, à la minute près. Le Cyrus est sanglé, sorti de l’eau. Sa coque semble sortir de « Pirates des Caraïbes », fournissant suffisamment de moules pour une assiette de Léon de Bruxelles, crabes compris. La coque est passée à la Karcher. L’expertise se déroule. Au fur et à mesure, l’état vétuste du bateau est confirmé : les instruments qui ne fonctionnent pas, garde-robe réduite à deux voiles sur six, installation électrique plus que douteuse, etc… le propriétaire est surpris du temps nécessaire à l’expertise (malgré le fait qu’il est censé en avoir fait deux déjà), du nombre de questions posées, … l’avis de l’expert très mitigé.
On donnera une semaine après aux propriétaires : non, on ne peut pas risquer de l’acheter pour découvrir ensuite d’autres surprises. Pour la petite histoire, les propriétaires vont donc rappeler les personnes intéressées pour 30 à 40 000 euros. La femme a alors été surprise d’apprendre que 40 000 était notre première offre, et que nous aurions été moins regardant, que le dégât des eaux aurait été pour nous… mais le Dr a été trop gourmand… et il a maintenant son trirème sur les bras…
Fin juin : le départ de l’appartement est arrivé ; initialement prévu pour embarquer sur notre dernière acquisition, il est finalement le début d’une période de SDF.
Dimanche 01 juillet : Nous voilà en train de nous promener sur les quais de Saint Laurent à la recherche de voiliers en vente. On en visite un : superbe, spacieux, quasiment neuf, il et trop cher pour nous. On en repère un autre intéressant. On appelle : le RDV est pris pour ce mercredi.
Mercredi 04 juillet, 18h30 : Je rencontre le propriétaire du Poisson d’Avril. First 38 de 1984, le bateau a été plus qu’entretenu, il a été amélioré par des passionnés. En fin, le propriétaire est quelqu’un qui sort à la mer, surtout s’il y a du vent. 12m x 3.98, pas vraiment de travaux à prévoir, il est d ns le haut de notre fourchette, mais sans avoir de fais réel supplémentaire. J’en prends quelques photos, un petit film pour les montrer à Magali qui travaille.
Mercredi 11 juillet, 18h30 : in le revisite avec Magali et 2milie, une amie qui ne supporte que 30 secondes le léger roulis habituel. Tout comme la semaine précédente, le soleil du soir, rasant, rentre par la descente du cockpit et éclaire tout l’intérieur du carré, qui apparait ainsi très lumineux.
On continue malgré tout nos recherches d’autres unités.
Mercredi 18 juillet : nos recherches nous mènent aujourd’hui à Toulon, ou plus exactement à Saint Mandrier. On visite
un Voyage 12.5. 12.5m x 4.02, il fait vraiment plus spacieux. En moins bon état que le First, il me semble beaucoup plus vivable. Quelques travaux sont à prévoir : stratification de 3 varangues, le gel-coat, le safran à reconsolider, et refaire le….. . Le tarif est évidemment plus bas, mais le bateau nécessitera du travail avant sa mise à l’eau et quelques temps après.
un Voyage 12.5. 12.5m x 4.02, il fait vraiment plus spacieux. En moins bon état que le First, il me semble beaucoup plus vivable. Quelques travaux sont à prévoir : stratification de 3 varangues, le gel-coat, le safran à reconsolider, et refaire le….. . Le tarif est évidemment plus bas, mais le bateau nécessitera du travail avant sa mise à l’eau et quelques temps après. (On en visitera un autre : un Euros, très fin, gréé en ketch, mais sans sensation d’espace… mais amusant à voir pour son caractère.)
Jeudi 19 juillet, 10h : on revoit le first. Effectivement, ma sensation première est toujours là : je le trouve petit à vivre. Mais la facilité et la sécurité qu’il soit en très bon état fait hésiter Magali.
14h30 : il resta e malgré tout un problème à résoudre : jusque là, les voiliers qui nous intéressaient avaient déjà leur place au port dont on aurait pu profiter au moins le temps de rembourses notre nouvel home sweet home, et préparer notre départ. Seulement, rien n’est sûr avec les derniers en vue. Une possibilité avec le First, mais rien avec le Voyage.
Me voilà donc à Villefranche, petit port à l’est de Nice. Sa baie est l’emplacement où déjà quelques dizaines de voiliers restent au mouillage, le temps des vacances ou tout au long de l’année. Mais c’est à la capitainerie de la Darse que je me présente. Il a en effet aussi une dizaine d’années d’attente pour avoir une place. Mais notre situation et un peu différente : -on est un couple, qui voulons vivre dessus -> cela apporterait de la vie et de l’animation au port, ainsi que de la sécurité avec notre présence, - nous avons le désir de préparer un voyage et devons nous faire la main un maximum avant de partir -> nous ne resterions pas toujours au port, et il y aurait ainsi du mouvement. Je n’ai pas eu de réponse négative, mais nous devons attendre septembre avec la fin de la saison avant d’avoir une réponse un peu plus précise.
Jeudi 02 aout 2007 : voilà maintenant des jours que nous discutons avec Magali pour savoir lequel on va choisir… elle préfère le !first, avec son entretien bien fait, son équipement à jour, l’entretien bien fait, une plus grande possibilité d’avoir une place… moi je préfèrerait le Voyage 12.5, principalement pour son carré bien plus grand, avec cette sensation d’espace, sa coursive, ses 4 cabines… bien sur, il y a des travaux à prévoir : restratifier le safran et 2 ou 3 varangues, acheter un génois, une annexe, un gennaker, vérifier les hublots, refaire le carénage (eaux vives) et le gelcoat du pont… mais son prix d’achat à 59900 euros (voire 50 ou 55 000 euros) est aussi attrayant.
Mais Magali semble être prête à me suivre si je décide de prendre le Jeanneau. Maintenant il faudrait avoir l’avis d’un expert.
Mais Magali semble être prête à me suivre si je décide de prendre le Jeanneau. Maintenant il faudrait avoir l’avis d’un expert.
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